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France Éducation internationalDALF C1 Reading practice test 1

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DALF C1 Compréhension des écrits, practice test 01Reading 1 / 2

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DALF C1 Reading practice test 1 is a reading paper for the DELF C1 exam. It takes 50 minutes. The PDF has 5 pages and 1 section. You can download the PDF for free, with no account.

Updated 4 November 2026, Faust Academy team

Les universités rouvrent leurs greniers

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Compréhension des écrits

Lisez le texte puis répondez aux questions en cochant (x) la bonne réponse ou en écrivant l’information demandée.

Les universités rouvrent leurs greniers

Tapisseries, portraits, cadeaux d’honneur : les universités françaises sortent leurs trésors des réserves et en font le récit de ce qu’elles sont. Simple devoir de mémoire ou nouvel outil de prestige ? Dans le hall principal de l’université de Saint-Aurèle, les étudiants pressés passent désormais devant une tapisserie de près de six mètres de long. On y voit un professeur en robe noire recevoir des mains d’un gouverneur une couronne de laurier, tandis qu’à l’arrière-plan une ville se relève d’une épidémie. Offerte en 1634 au médecin Étienne Morand, qui avait organisé la lutte contre la peste, l’œuvre a passé plus d’un siècle roulée dans un sous-sol, entre des chaises cassées et des cartons d’archives. « Quand nous l’avons dépliée, la moitié des visages étaient illisibles », se souvient Sophie Clément, la restauratrice qui a dirigé le chantier. Ce retour à la lumière n’allait pas de soi. Pendant des années, l’ancien président, Bernard Lestrade, a refusé de financer une restauration estimée à 180 000 €. « L’argent public doit servir la recherche, pas la décoration, répétait-il. Une université regarde devant elle, pas dans ses greniers. » Le dossier dormait donc, comme la tapisserie. À peine élue, Claire Ménétrier l’a pourtant rouvert. La nouvelle présidente a changé de cap en 2021 : moins par amour des vieilles laines, semble-t-il, qu’à cause de la perte de places dans un classement international, survenue quelques mois plus tôt. Elle-même préfère évoquer une « réconciliation avec notre histoire ». Le calendrier, lui, parle d’une autre urgence. Une course à la singularité Saint-Aurèle n’a rien d’une exception. Partout en France, des établissements inventorient leurs réserves, restaurent des portraits de doyens oubliés, sortent de leurs caisses des globes, des herbiers ou des masses de cérémonie. L’association Mémoire des campus a recensé plus de 40 000 objets dans les universités françaises, un chiffre sans doute très inférieur à la réalité, puisque près d’un tiers des établissements n’ont jamais répondu à son questionnaire. Certains, faute de personnel, ignorent tout simplement ce que contiennent leurs propres caves. Reste à comprendre ce qui pousse tant de présidents à s’improviser conservateurs. L’argument économique ne tient guère : l’ouverture des collections au public ne rapporte que des recettes symboliques, et la plupart des expositions sont gratuites. Quant aux historiens, censés être les premiers bénéficiaires de ces redécouvertes, ils disent n’être que rarement consultés sur les projets. La logique est ailleurs. Dans un paysage où toutes les universités promettent l’excellence, un passé singulier devient un argument que les concurrents ne peuvent pas acheter. Un laboratoire de pointe se finance, un campus végétalisé se construit, un partenariat se négocie ; quatre siècles d’histoire, en revanche, ne s’imitent pas. À Saint-Aurèle, Julien Faure, le directeur de la communication, l’a bien compris. Détail de la tapisserie sur le logo, sur les brochures, en ouverture des vidéos de présentation : l’œuvre est devenue l’emblème de l’établissement. L’exposition inaugurale a certes attiré 12 000 visiteurs, mais ce n’est pas ce chiffre qu’il met en avant. « Le signe qui ne trompe pas, c’est que les candidats étrangers la citent dans leurs lettres de motivation, sans que personne le leur ait demandé », assure Julien Faure. La plupart de ces candidats n’ont pourtant vu l’objet qu’en photo. Des reliques aux titres de noblesse « Ces objets sont passés, en vingt ans, de reliques encombrantes à titres de noblesse », résume l’historienne Agnès Rolland, qui étudie depuis longtemps les collections universitaires. Dans les années 1990, raconte-t-elle, il n’était pas rare qu’un portrait de recteur finisse à la benne lors d’un déménagement. Aujourd’hui, le même tableau aurait droit à une vitrine éclairée et à un communiqué de presse. L’historienne se réjouit de ce sauvetage, mais elle en mesure les limites. « Accrocher une tapisserie dans un hall ne dit rien de ce qu’elle a signifié pour ceux qui l’ont offerte et reçue. » Sans cartels détaillés, sans visites commentées, sans recherches sur les circonstances du don, l’objet redevient un simple décor, à peine plus prestigieux que le précédent. L’exemple de Saint-Aurèle montre pourtant ce que l’étude patiente peut apporter. Pendant la restauration, Sophie Clément a fait appel à un laboratoire de chimie de l’université. L’analyse des fils a révélé que la tapisserie n’avait pas été tissée en Flandre, comme on l’avait toujours cru, mais dans un atelier de la ville même. Les archives municipales ont depuis confirmé l’existence de cet atelier, dont personne ne se souvenait. Un cadeau supposé importé devient ainsi le témoin d’un savoir-faire local. Tout le monde ne partage pas cet enthousiasme. Pour Mathieu Darras, enseignant-chercheur en sociologie, ces vitrines restaurées risquent surtout de faire oublier des laboratoires qui manquent de tout. « On repeint la façade pendant que le toit fuit », ironise-t-il, en rappelant que certains doctorants de son département partagent un ordinateur à trois. Il ne conteste pas la valeur des collections, mais l’ordre des priorités. Fabriquer le patrimoine de demain Parmi tous ces objets, une catégorie suscite un intérêt particulier : les présents offerts autrefois aux professeurs par des princes, des villes ou des corporations. Ces cadeaux de remerciement ont un atout que n’ont ni les instruments ni les manuscrits : ils prouvent que la société reconnaissait déjà la valeur du savoir. Chacun est un hommage public rendu au savoir par les puissants. Un microscope raconte une technique, un manuscrit une pensée ; une tapisserie offerte par un gouverneur raconte une reconnaissance. Leur beauté ou leur valeur marchande, parfois considérable, compte finalement moins que ce message, précieux pour des institutions qui doivent sans cesse justifier leur utilité. Ces trésors ont pourtant leurs exigences. À Saint-Aurèle, la lumière abîmant les couleurs, la tapisserie n’est montrée que trois mois par an ; le reste du temps, une reproduction photographique la remplace dans le hall. Mais l’initiative la plus récente regarde dans une autre direction. Certaines universités commandent désormais à des artistes vivants, parfois installés dans la région, des œuvres destinées à honorer leurs chercheurs actuels : un portrait tissé pour une physicienne primée, une médaille gravée pour l’équipe qui a mis au point un nouveau vaccin. Plutôt que d’attendre qu’un grenier leur livre un nouveau trésor, elles fabriquent dès maintenant les reliques qu’exhumeront leurs successeurs. Reste à savoir si, dans trois siècles, quelqu’un prendra la peine de les dérouler.

1. Dans ce texte, la journaliste traite…

A) d’un chef-d’œuvre retrouvé dans une université

B) d’une nouvelle manière pour les universités de se raconter

C) d’un nouveau marché pour les restaurateurs d’art

2. Qu’est-ce que l’ancien président, Bernard Lestrade, voulait faire comprendre en refusant de restaurer la tapisserie ?

3. D’après la journaliste, qu’est-ce qui a réellement poussé la nouvelle présidente, Claire Ménétrier, à faire restaurer la tapisserie ?

4. La journaliste estime que le nombre d’objets recensés par l’association Mémoire des campus donne une image complète du patrimoine universitaire.

Vrai) Vrai

Faux) Faux

5. Quel motif principal pousse les universités à mettre en valeur leur patrimoine ?

A) Affirmer une identité propre face à leurs concurrentes

B) Obtenir de nouvelles recettes grâce aux visiteurs

C) Répondre à la demande des historiens qui étudient ces objets

6. D’après le directeur de la communication, Julien Faure, quel indice l’a conforté dans le choix de faire de la tapisserie l’emblème de l’université ?

7. Selon l’historienne Agnès Rolland, comment le regard porté sur ces objets a-t-il changé ?

8. Pour Agnès Rolland, il suffit d’exposer ces objets pour que le public comprenne leur histoire.

Vrai) Vrai

Faux) Faux

9. L’étude scientifique de la tapisserie a remis en cause ce que l’on croyait savoir sur son origine.

Vrai) Vrai

Faux) Faux

10. Certains universitaires craignent que la mise en valeur du patrimoine détourne l’attention des besoins de la recherche.

Vrai) Vrai

Faux) Faux

11. Pourquoi les cadeaux offerts autrefois aux professeurs intéressent-ils particulièrement les universités aujourd’hui ?

12. En commandant des œuvres à des artistes d’aujourd’hui pour honorer leurs chercheurs, certaines universités cherchent à…

A) remplacer les objets anciens trop fragiles pour être exposés

B) soutenir les artistes installés dans leur région

C) fabriquer dès maintenant le patrimoine de demain

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How long is DALF C1 Reading practice test 1?
The paper takes 50 minutes. The PDF has 5 pages, and the answer key is a separate PDF.
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Yes. You can download the PDF for free, with no account.

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