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France Éducation internationalDELF B2 Reading practice test 2

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DELF B2 Compréhension des écrits, practice test 02Reading 2 / 2

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DELF B2 Reading practice test 2 is a reading paper for the DELF B2 exam. It takes 60 minutes. The PDF has 8 pages and 3 sections. You can download the PDF for free, with no account.

Updated 4 November 2026, Faust Academy team

In this paper

  • Bulles romandes au féminin
  • Fouilles partagées à Lavernac
  • Fausses citations en ligne

Exam material is in French.

Every PDF is free. How Faust marks

Independent Faust practice material. Not published or endorsed by the French Ministry of Education (France Éducation international).

Inside the paper

Exercice 1

Comprendre un texte informatif ou argumentatif. Dans un magazine culturel suisse, vous lisez un article sur la place des femmes dans la bande dessinée en Suisse romande. Pour répondre aux questions, cochez la bonne réponse.

Bulles romandes au féminin

Il y a quinze ans, on pouvait compter les autrices romandes de bande dessinée sur les doigts d’une main. En septembre dernier, au festival Bulles du Léman, les trois principales récompenses du jury sont pourtant allées à des femmes, sans que personne ne s’en étonne. C’est le signe le plus visible d’une évolution que les professionnels observent depuis plusieurs années. Mais tout le paysage ne bouge pas au même rythme. Élodie Rochat, dessinatrice lausannoise de 34 ans, se souvient de ses débuts difficiles. « Adolescente, j’avais tenté ma chance à un concours de jeunes talents. Je n’ai même pas passé la première sélection. » Quelques années plus tard, elle rejoint un collectif de dessinatrices. « Elles ont lu mes premières planches, m’ont aidée à les retravailler, et l’une d’elles m’a présentée à l’éditeur qui a publié mon premier album. » La bourse que lui a accordée sa ville est arrivée ensuite, pour financer son deuxième album. Du côté des éditeurs, les femmes restent rares : la plupart des maisons romandes sont toujours dirigées par des hommes. Mathilde Favre, à la tête des Éditions du Grand Pli, à Genève, fait figure d’exception. Elle refuse pourtant l’idée de quotas. « Imposer un nombre d’autrices par catalogue, ce serait les enfermer dans une case. » Sa méthode est autre : elle lit des fanzines et des blogs, se rend dans les ateliers des écoles, « là où mes confrères mettent rarement les pieds ». Selon elle, un éditeur qui se contente des manuscrits arrivés par la poste voit toujours passer les mêmes profils. L’éditrice se montre plus inquiète sur un autre point. « La critique salue leurs livres, les lecteurs les suivent. Mais un album représente deux ou trois ans de travail, alors que l’avance versée couvre à peine quelques mois. Beaucoup abandonnent, non par manque de talent, mais parce qu’il faut payer son loyer. » Nadia Berset observe le problème depuis l’autre bout de la chaîne. Responsable de la filière bande dessinée à l’École romande d’illustration, elle voit depuis plusieurs années une majorité de jeunes femmes dans ses classes. « Les goûts ont changé, et elles ont enfin des modèles auxquels s’identifier. » Le chiffre la laisse pourtant prudente : la part des albums signés par des femmes n’a presque pas progressé dans la même période. « Trois ou quatre ans après leur diplôme, beaucoup de nos anciennes étudiantes ont quitté le métier. Il leur manque un réseau et ce premier contrat qui ouvre les portes. » En librairie, l’effet est pourtant sensible. Pierre-Alain Dubuis, qui tient une boutique spécialisée à Fribourg, voit entrer depuis peu des adultes qui ne lisaient jamais de bandes dessinées. Il relativise en revanche l’influence des récompenses : « Un prix fait parler d’un livre pendant quelques jours, guère plus. » Et ses meilleures ventes restent les grandes séries classiques. Le changement est donc profond et se voit dans les livres, les écoles et les librairies. Il repose toutefois sur des conditions de travail encore précaires pour celles qui le portent. Seules les prochaines années diront s’il est fait pour durer.

1. D’après l’article, la place nouvelle des femmes dans la bande dessinée romande se voit d’abord…

A) dans les palmarès des festivals

B) dans les ventes en librairie

C) à la tête des maisons d’édition

2. Selon Élodie Rochat, elle a pu publier son premier album surtout grâce…

A) à l’aide d’un groupe d’autres dessinatrices

B) à un concours qu’elle avait remporté

C) à une bourse accordée par sa ville

3. Mathilde Favre explique qu’elle trouve de nouveaux talents…

A) en respectant un nombre fixe d’autrices par an

B) en cherchant dans des lieux peu fréquentés par les éditeurs

C) en attendant les projets envoyés par les auteurs

4. Pour Mathilde Favre, ce qui freine encore beaucoup d’autrices, c’est…

A) la difficulté de vivre de leur travail

B) le manque d’intérêt de la critique

C) la méfiance des lecteurs

5. D’après Nadia Berset, le fait que les jeunes femmes soient majoritaires dans sa formation…

A) se traduira peu à peu par davantage de publications féminines

B) s’explique par des aides réservées aux étudiantes

C) ne suffit pas à leur assurer une place dans le métier

6. Selon Pierre-Alain Dubuis, les albums de ces autrices…

A) se vendent surtout grâce aux prix qu’ils reçoivent

B) attirent des lecteurs qui n’achetaient pas de bandes dessinées

C) remplacent peu à peu les grandes séries dans les ventes

7. L’auteur de l’article considère que l’évolution de la bande dessinée romande est…

A) solidement installée

B) surtout une affaire d’image

C) réelle mais encore fragile

Exercice 2

Comprendre un texte informatif ou argumentatif. Vous vous intéressez à l’histoire et au patrimoine de votre région. Vous lisez cet article publié sur un site d’information francophone. Pour répondre aux questions, cochez la bonne réponse.

Fouilles partagées à Lavernac

Depuis le printemps, le terrain situé derrière l’église de Lavernac, petite commune du Sud-Ouest, ressemble à un immense puzzle. L’équipe de l’archéologue Claire Vasseur y étudie un village gaulois et ce qu’il est devenu après la conquête romaine. Dès la génération qui suit l’arrivée des Romains, le plan du village est entièrement redessiné : les huttes rondes, dispersées, cèdent la place à de longs bâtiments rectangulaires d’environ 90 mètres, alignés le long de rues parfaitement droites. Dans les maisons, on continue pourtant de manger dans des pots fabriqués sur place ; la vaisselle importée d’Italie ne s’imposera que plusieurs générations plus tard. Le chantier a une autre particularité : une trentaine d’habitants y participent. Leur présence demande du travail à l’équipe, qui passe de longues heures à les former et à les encadrer, mais Claire Vasseur ne voudrait plus s’en passer : « Les agriculteurs savaient où la charrue fait remonter des pierres, certains retraités en trouvaient dans leur potager. C’est en les écoutant que nous avons choisi où ouvrir les tranchées. » Grâce au bouche-à-oreille, des curieux des villages voisins viennent aussi, le week-end, observer les fouilles. Bernard Lafitte, 68 ans, n’a pas toujours vu ces travaux d’un bon œil. Ce retraité comptait agrandir sa maison, sur un terrain tout proche du site. « Quand j’ai vu arriver les pelleteuses, j’ai eu peur qu’on trouve un mur romain chez moi et que mon projet soit bloqué », avoue-t-il. Une visite du chantier, l’été dernier, l’a fait changer d’avis : il fouille aujourd’hui deux matinées par semaine comme bénévole. Pour rejoindre l’équipe, chacun suit une demi-journée de formation obligatoire avant de descendre dans les tranchées, où les bénévoles travaillent sous la surveillance permanente d’un archéologue. Sous une tente dressée au bord du chantier, ils lavent et trient ensuite leurs trouvailles, avant que les professionnels ne les emportent au dépôt régional. La maire, Sophie Delmas, se dit fière de ce que les fouilles révèlent sur l’histoire de sa commune. Elle a fait aménager un parking à l’entrée du village pour garder les rues du centre libres le week-end. Elle regrette toutefois que la maison de santé prévue sur la parcelle voisine doive attendre la fin du chantier. Quant à transformer le site en lieu de visite permanent, « ce serait bien trop cher pour une petite commune comme la nôtre ». Thomas Rey, président de l’association Mémoires de Lavernac, entend souvent des habitants s’étonner que le chantier dure si longtemps ou que les objets partent au dépôt régional. Lui s’en accommode volontiers : une fouille sérieuse prend des années, et le dépôt conserve les trouvailles bien mieux qu’une salle de mairie. Il pense surtout à l’après-chantier : « Si personne ne vient raconter aux gens, avec des mots simples, ce qu’on a appris ici, ils finiront par se lasser. » L’expérience de Lavernac le prouve : on peut ouvrir un chantier aux habitants sans transiger sur la méthode. Les bénévoles y fournissent un vrai travail, les règles de la fouille scientifique s’appliquent à tous et l’encadrement reste entre les mains des archéologues. Les chercheurs reconnaissent même que les indications des habitants leur ont fait gagner un temps précieux. De quoi inspirer d’autres chantiers.

1. Selon l’article, les fouilles de Lavernac montrent que l’arrivée des Romains a d’abord transformé…

A) l’organisation des rues et des bâtiments du village

B) les méthodes de culture des champs autour du village

C) les matériaux utilisés pour fabriquer la vaisselle

2. Pour Claire Vasseur, la participation des habitants est surtout précieuse parce qu’elle…

A) permet de réduire nettement le coût du chantier

B) apporte une connaissance locale utile aux chercheurs

C) attire de nouveaux visiteurs dans la commune

3. Au début du chantier, Bernard Lafitte était plutôt…

A) impatient de participer aux recherches comme bénévole

B) indifférent à l’histoire ancienne de son village

C) inquiet des conséquences des fouilles sur son propre terrain

4. Les habitants qui veulent participer aux fouilles peuvent…

A) trier les objets au dépôt après une courte formation

B) fouiller après une formation, avec un archéologue

C) fouiller avec un archéologue, sans formation préalable

5. Pour la maire, Sophie Delmas, le chantier…

A) est une fierté, mais pèse sur le budget communal

B) attire du public, mais gêne la circulation au centre

C) est une fierté, mais retarde un projet de construction

6. Selon Thomas Rey, l’intérêt des habitants pour le chantier risque de disparaître si…

A) les résultats des recherches ne leur sont pas expliqués

B) les fouilles se prolongent pendant plusieurs années

C) les objets découverts sont conservés loin du village

7. L’auteur de l’article pense que l’expérience de Lavernac…

A) sert surtout à améliorer l’image touristique de la commune

B) montre que le public peut participer sans nuire à la rigueur

C) montre que l’aide des habitants ralentit parfois les chercheurs

Exercice 3

Comprendre le point de vue d’un locuteur francophone. Vous lisez l’opinion de ces trois personnes sur un forum français dont le sujet est « Fausses citations sur les réseaux sociaux : qui doit agir ? » À quelle personne associez-vous chaque point de vue ? Pour chaque affirmation, cochez la bonne réponse.

Fausses citations en ligne

Nadia L’an dernier, une collègue enseignante a vu circuler sur un réseau social une phrase qu’elle n’avait jamais prononcée, accompagnée de sa photo. Elle l’a signalée, la plateforme l’a retirée… puis la phrase est réapparue des dizaines de fois : image recadrée, un mot changé, une autre police. À chaque fois, il fallait tout recommencer. Je trouve cela absurde. Quand une plateforme sait qu’un message est mensonger, c’est à elle de traquer ses copies et de les effacer, même légèrement transformées, au lieu d’attendre qu’on lui envoie un nouveau signalement pour chacune. Ma collègue a tenu trois semaines, puis elle a renoncé, épuisée. Et je connais d’autres cas semblables : face à ce travail sans fin, la plupart des victimes laissent tomber. Thomas Je comprends la colère de Nadia, mais je me méfie de la solution. Les logiciels qui repèrent toutes les images ressemblantes ne savent pas faire la différence entre un montage malveillant et une parodie. Un dessin satirique, un détournement assumé publié par un humoriste, tout disparaîtrait dans le même filet. Surtout, dire ce qui est autorisé ou interdit, c’est le travail d’un juge, pas celui d’une société commerciale dont l’intérêt est d’éviter les ennuis. Je ne veux pas que ses services décident à la place des tribunaux. Celui qui fabrique un faux pour nuire à quelqu’un doit en répondre devant un magistrat, avec des preuves et la possibilité de se défendre. C’est plus lent, je l’admets, mais c’est plus juste. Hélène Je vais faire un aveu. Il y a deux ans, j’ai partagé une prétendue déclaration d’un ancien ministre parce qu’elle m’avait fait rire. Je n’avais pas cherché d’où elle venait. Une amie m’a appris quelques jours plus tard qu’elle était inventée de toutes pièces. Depuis, je pense qu’on a tort de ne blâmer que les plateformes et les faussaires : sans des gens comme moi qui cliquent sur « partager » sans réfléchir, ces montages ne feraient pas le tour du pays. Nous avons notre part de faute. Quant aux lois, on en ajoute régulièrement, et cela ne change pas grand-chose. Je préférerais qu’on montre aux collégiens, en classe, comment remonter à l’origine d’une phrase. Ce réflexe protégerait bien mieux qu’un nouveau règlement.

1. Ce n’est pas à une entreprise privée de décider si un contenu est illégal, mais à la justice.

A) Nadia

B) Thomas

C) Hélène

2. Une fois prévenu, un réseau social devrait retrouver et supprimer lui-même toutes les versions d’un faux message.

A) Nadia

B) Thomas

C) Hélène

3. Les internautes qui relaient un faux message sans le vérifier sont eux aussi en partie responsables.

A) Nadia

B) Thomas

C) Hélène

4. Un système de suppression automatique risquerait d’effacer aussi des contenus humoristiques tout à fait légitimes.

A) Nadia

B) Thomas

C) Hélène

5. Apprendre aux jeunes à vérifier les sources serait plus efficace que de nouvelles règles.

A) Nadia

B) Thomas

C) Hélène

6. Beaucoup de personnes visées par une fausse citation finissent par abandonner face à l’ampleur de la tâche.

A) Nadia

B) Thomas

C) Hélène

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