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France Éducation internationalDELF B2 Reading practice test 1

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DELF B2 Compréhension des écrits, practice test 01Reading 1 / 2

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DELF B2 Reading practice test 1 is a reading paper for the DELF B2 exam. It takes 60 minutes. The PDF has 8 pages and 3 sections. You can download the PDF for free, with no account.

Updated 4 November 2026, Faust Academy team

In this paper

  • Charcuteries de village en sursis
  • Duels de blagues en famille
  • Rire de la maladie en bande dessinée : pour ou contre ?

Exam material is in French.

Every PDF is free. How Faust marks

Independent Faust practice material. Not published or endorsed by the French Ministry of Education (France Éducation international).

Inside the paper

Exercice 1

Comprendre un texte informatif ou argumentatif. Dans un magazine d’actualité francophone, vous lisez un article sur l’avenir des charcuteries artisanales dans les villages d’Alsace. Pour répondre aux questions, cochez la bonne réponse.

Charcuteries de village en sursis

Dans les villages autour de Colmar, les vitrines de charcuterie disparaissent les unes après les autres. Pourtant, ce n’est pas faute de clients : dans la plupart des cas, la boutique ferme le jour où le patron part à la retraite, simplement parce que personne ne reprend l’affaire. Les habitués, eux, restent en général fidèles jusqu’au dernier jour. La hausse du prix de la viande pèse certes sur les comptes des artisans, mais ce n’est pas elle qui fait baisser les rideaux. À Marlenbach, la charcuterie a échappé à ce sort. Il y a deux ans, Camille Ehrhart, 29 ans, a repris la boutique de Joseph Kuntz. « Je n’ai pas touché à ses recettes : tout est fait comme avant », assure-t-elle. Ce qui a changé, c’est tout le reste. Elle propose désormais des barquettes pour une ou deux personnes, ferme à 19 h 30 au lieu de 18 h et prend les commandes la veille par téléphone. « Les jeunes couples travaillent loin et rentrent tard. Il fallait s’organiser pour eux. » Baisser ses tarifs, en revanche, il n’en est pas question : « Une viande de qualité, ça se paie. » Des repreneurs comme elle restent rares. Marc Wendling, président de l’Union des artisans charcutiers du Centre-Alsace, constate que les apprentis manquent. « Un ouvrier qualifié gagne correctement sa vie, et un CAP se prépare en deux ans. Le blocage est ailleurs : beaucoup de jeunes imaginent un travail pénible, salissant, un peu dépassé. Tant que cette image restera, nos ateliers manqueront de bras. » Hélène Marchal, nutritionniste à Colmar, ne demande à personne de renoncer à la charcuterie. Elle conseille plutôt d’en faire un plat de fête ou du dimanche, que l’on partage à plusieurs, et non un en-cas de tous les jours. « Un saucisson artisanal contient autant de sel et de graisses qu’un produit industriel : son goût ne le rend pas plus sain », précise-t-elle. Quant aux versions allégées, elle s’en méfie : « Elles ont souvent moins de saveur, alors on en mange davantage pour compenser. » Au comptoir, Bernard Muller, retraité, vient chaque samedi matin. « Ici, on croise les voisins, on prend des nouvelles des uns et des autres. C’est ça qui compte pour moi. » Il reconnaît payer un peu plus cher qu’en grande surface et admet que, sans la boutique, il devrait prendre la voiture, « mais ce n’est pas l’essentiel ». La commune, elle, a joué son rôle. Le maire, Gérard Schmitt, explique qu’elle a racheté le bâtiment et le loue à Camille Ehrhart pour un loyer modeste. « Notre budget ne nous permet pas de verser de l’argent aux commerçants. Et la publicité ne servirait à rien : tout le monde ici connaît la charcuterie. » Ces efforts sont précieux, tout comme la formation des apprentis. Mais ils ne suffiront pas. Les clients fidèles de ces boutiques ont souvent dépassé la soixantaine. Même reprise par une jeune artisane motivée, une charcuterie ne tiendra que si les jeunes ménages viennent y acheter, au lieu de remplir leur chariot chaque semaine dans les grands supermarchés. C’est donc devant le comptoir, plus encore que derrière, que se jouera l’avenir de ces commerces.

1. Selon l’article, les charcuteries de village ferment surtout parce que…

A) les clients préfèrent les supermarchés

B) les artisans ne trouvent pas de successeur

C) le prix de la viande a beaucoup augmenté

2. Selon Camille Ehrhart, pour attirer une clientèle plus jeune, il faut…

A) modifier les recettes traditionnelles

B) adapter la manière de vendre les produits

C) proposer des prix plus bas qu’en grande surface

3. D’après Marc Wendling, les jeunes choisissent rarement ce métier à cause…

A) du niveau des salaires

B) de la durée de la formation

C) de l’image du métier

4. Selon Hélène Marchal, nutritionniste, pour bien consommer la charcuterie, il vaut mieux…

A) préférer les produits artisanaux aux produits industriels

B) choisir des versions allégées en sel et en graisses

C) la réserver à des repas partagés et occasionnels

5. Pour Bernard Muller, la charcuterie du village est surtout importante parce qu’elle…

A) permet aux habitants de se rencontrer

B) vend des produits moins chers qu’ailleurs

C) lui évite de prendre la voiture

6. Selon le maire, la commune aide surtout les commerçants en…

A) leur versant une aide financière directe

B) leur louant un local à un prix modéré

C) faisant la publicité de leurs commerces

7. Pour l’auteur de l’article, l’avenir de ces commerces dépend avant tout…

A) de l’aide des communes

B) de la formation de nouveaux artisans

C) des habitudes d’achat des habitants

Exercice 2

Comprendre un texte informatif ou argumentatif. Vous aimez raconter des histoires drôles en famille. Vous lisez cet article publié sur un site d’information francophone. Pour répondre aux questions, cochez la bonne réponse.

Duels de blagues en famille

À Angers, un jeudi soir par mois, la médiathèque des Tilleuls change d’ambiance. Une petite scène, un micro et deux équipes face à face : place au « duel de blagues ». Le principe est simple : chaque équipe raconte une histoire drôle à tour de rôle, et le public désigne le vainqueur de chaque manche. L’entrée est gratuite. L’idée est née il y a trois ans, d’un constat un peu inquiétant : les adolescents du quartier, nombreux à fréquenter les lieux quand ils étaient enfants, avaient peu à peu disparu. « Nous cherchions une animation qui leur donne une raison de revenir », se souvient Hélène Marchais, responsable des animations. Le résultat n’a pas été celui prévu. Dès la première soirée, ce sont surtout des grands-parents accompagnés de leurs petits-enfants qui se sont inscrits, et le rendez-vous est devenu une affaire de générations. Pas de jury ici : on vote à l’applaudimètre. Un choix qui a ses inconvénients, reconnaît la responsable, car il faut parfois recommencer le vote deux ou trois fois et les soirées s’allongent. Mais elle n’en changerait pour rien au monde. « Face à trois adultes qui prennent des notes, un enfant se sent jugé. Quand c’est toute la salle qui décide, la défaite n’appartient à personne en particulier. Les enfants qui perdent éclatent de rire avec les autres. » Pour Bastien Leroy, psychologue spécialiste de la famille, ces soirées rappellent le rôle que joue l’humour à la maison. « Avant tout, une plaisanterie permet de parler d’une tension sans dramatiser, mais sans faire semblant qu’elle n’existe pas », explique-t-il. Il ajoute qu’elle ne doit jamais tenir lieu de vraie conversation lorsque la situation l’exige. Au passage, il note que les enfants y gagnent aussi de l’assurance quand ils prennent la parole. Le spécialiste se montre plutôt tolérant. Qu’un enfant ne saisisse pas une blague d’adulte ne l’inquiète guère : « Il pose une question, et la discussion commence. » Plaisanter en rappelant une règle n’affaiblit pas non plus l’autorité des parents, selon lui. Le danger est ailleurs : « Quand c’est toujours le même, le petit frère ou la tante, qui sert de cible, le rire ne rassemble plus. Il exclut. » Gérard Pottier, 71 ans, vient avec sa petite-fille Inès, 10 ans. « Je pensais lui apprendre les histoires que je racontais à son âge », sourit cet ancien représentant de commerce, que parler devant du monde n’a jamais intimidé. « En fait, c’est elle qui m’a surpris. Son ironie, ses jeux de mots… Je ne la connaissais pas sous cet angle. » Nadia Benali, comédienne qui anime des ateliers d’improvisation, apprécie l’ambiance bienveillante des soirées, que garantit une charte interdisant les plaisanteries sur les origines ou le physique. Elle émet pourtant une réserve : « La plupart des participants reprennent des blagues trouvées dans des livres ou sur Internet. J’aimerais qu’ils osent inventer leur propre humour. » Rien de révolutionnaire, sans doute, dans ces soirées. Elles affichent pourtant complet depuis trois ans, et plusieurs médiathèques se sont déjà renseignées sur la formule. Surtout, elles offrent ce qui devient rare : un moment où des générations qui se parlent peu rient ensemble.

1. Au départ, la médiathèque a organisé ces duels de blagues pour…

A) réunir grands-parents et petits-enfants

B) attirer des adolescents qui ne venaient plus

C) préparer un concours régional d’humour

2. Selon Hélène Marchais, c’est la salle qui vote, et non un jury, parce que…

A) cela empêche de favoriser les participants les plus âgés

B) cela permet de raccourcir la durée des soirées

C) les enfants acceptent ainsi plus facilement de perdre

3. Pour Bastien Leroy, partager des blagues en famille sert surtout à…

A) aborder les conflits avec légèreté sans les nier

B) donner confiance aux enfants quand ils parlent

C) remplacer les discussions sérieuses par le rire

4. Selon le psychologue, l’humour en famille devient nuisible lorsque…

A) les blagues portent sur des sujets que les enfants ne comprennent pas

B) les parents plaisantent au moment où ils devraient imposer une règle

C) un même membre de la famille en fait toujours les frais

5. Gérard Pottier explique que les duels lui ont surtout permis de…

A) transmettre à sa petite-fille les blagues de sa jeunesse

B) découvrir le sens de l’humour de sa petite-fille

C) apprendre à parler devant un public

6. Pour Nadia Benali, la limite de ces duels est que les participants…

A) récitent des blagues apprises au lieu d’en inventer

B) choisissent souvent des plaisanteries blessantes

C) se moquent ouvertement de ceux qui perdent

7. L’auteur de l’article considère ces duels de blagues comme…

A) une idée séduisante mais sans doute passagère

B) une initiative modeste mais précieuse

C) un divertissement agréable mais sans réelle portée

Rire de la maladie en bande dessinée : pour ou contre ?

Comprendre le point de vue d’un locuteur francophone. Vous lisez l’opinion de ces trois personnes sur un forum français dont le sujet est « Rire de la maladie en bande dessinée : pour ou contre ? » À quelle personne associez-vous chaque point de vue ? Pour chaque affirmation, cochez la bonne réponse.

Rire de la maladie en bande dessinée : pour ou contre ?

Nadia Je travaille à l’accueil d’un centre de soins de jour à Lisieux. Depuis l’automne, nous avons posé dans la salle d’attente quelques albums qui racontent la maladie avec humour, à côté des dépliants sur les traitements. Résultat : les dépliants restent intacts, alors que les albums passent de main en main. Des visiteurs qui ne lisent jamais rien de médical viennent ensuite me demander ce que signifie tel examen. Autre chose me frappe : quand des patients se mettent à plaisanter sur leur propre état, on ne voit plus seulement « le monsieur des reins » ou « la dame de la dialyse ». On retrouve quelqu’un, avec son caractère et son sens de la répartie. Bruno Mon frère est en pleine chimiothérapie depuis le printemps. Je n’ai rien contre l’humour : quand un dessinateur a lui-même connu l’hôpital, il peut bien se moquer de ses perfusions, et si mon frère rit de sa perruque, tant mieux. Mais celui qui n’a jamais été malade n’a pas gagné ce droit-là. Le mois dernier, j’ai offert un de ces albums à mon frère. Il l’a refermé au bout de dix pages : certains gags faisaient passer pour anecdotique ce qu’il vit chaque jour, les nausées, les nuits sans sommeil. Ceux qui en sont sortis peuvent en rire avec du recul. Pour ceux qui sont encore au milieu des traitements, j’ai peur que ces pages donnent le sentiment que leur douleur ne compte pas vraiment. Clémence J’ai été soignée il y a quatre ans et j’ai lu beaucoup de ces albums pendant mon traitement. Les blagues ne me faisaient pas toujours sourire. Ce qui m’a aidée, ce sont les dessins : une silhouette écrasée sous un rocher pour la fatigue, une ombre immense derrière le lit pour la peur. Je n’arrivais pas à mettre des mots sur ces sensations, et soudain elles étaient là, sur le papier : je pouvais enfin me représenter ce qui m’arrivait. Je recommande donc ces livres, avec une réserve. Certains auteurs glissent un gag à chaque moment difficile, les effets secondaires, l’incertitude sur la guérison, et on tourne la page en riant. J’aurais aimé qu’ils disent aussi, simplement, ce qui fait mal.

1. On ne peut plaisanter légitimement sur une maladie que si on l’a soi-même traversée.

A) Nadia

B) Bruno

C) Clémence

2. Ces albums peuvent toucher des personnes qui n’ouvriraient jamais une brochure d’information médicale.

A) Nadia

B) Bruno

C) Clémence

3. Ce qui aide vraiment le lecteur, c’est moins la plaisanterie que la possibilité de voir en images ce qu’il ressent.

A) Nadia

B) Bruno

C) Clémence

4. Rire de sa maladie permet aux patients de ne pas être réduits à leur diagnostic.

A) Nadia

B) Bruno

C) Clémence

5. L’humour ne doit pas devenir une manière d’éviter les réalités pénibles.

A) Nadia

B) Bruno

C) Clémence

6. Des lecteurs encore en traitement risquent d’avoir l’impression qu’on ne prend pas leur souffrance au sérieux.

A) Nadia

B) Bruno

C) Clémence

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